Intelligence Artificielle et Business

Intelligence Artificielle et Business ou Histoire d’agilité mentale dans la relation avec un grand compte

Je facture pour la première fois un nouveau grand compte😁, et je reçois une commande, qui m’invite à envoyer ma facture à une adresse postale. Prise d’un doute🧐, je communique avec l’interlocuteur « est-ce que je dois vraiment envoyer ma facture papier par la poste ? ». 
7 emails plus tard j’arrive sur une plateforme de facturation en ligne -ouf ! la voix de ma « conscience écolo » ☘️a tenu bon face à ma « gestionnaire »📈 qui me soufflait que j’aurais déjà fini le processus depuis belle lurette…

Et là, nouvelle expérience : je découvre une facette de l’univers de l’AI… ma facture est lue par une AI, et les cases sont remplies automatiquement. Mon biais initial est de penser que c’est bien fait. Mais de rejet d’enregistrement en rejet d’enregistrement, je finis par comprendre que 80% des cases remplies sont mal remplies… Donc je recommence tout à la main 😉

Quelques heures et jours après, je clique sur Valider…
Yeahaaaa « Votre facture est validée » 🤸‍♂️🏄‍♂️🧗🥇Je viens d’accéder à la possibilité d’être payée💶 pour ma prestation de coaching !

Mes apprentissages

Revenir aux bases de l’agilité mentale 🧠 !!!

Quand ça ne marche pas, qu’est-ce que je peux faire d’autre ↔️🖇↕️ ?

Qu’est-ce que je prends pour vrai ✅, par défaut, et qui ne l’est peut-être pas ?

Comment est-ce que je gère les voix 🎶contradictoires en moi : la « gestionnaire » qui veut de l’efficacité, la « curiosité » comment fonctionne cette plateforme, la « ténacité » je l’aurais, la « sociale » auprès de qui je pourrais trouver du soutien pratique ou émotionnel, la « sage » il y a surement quelque chose à tirer de cette expérience… ?

Quand mon corps m’envoie des émotions -l’énervement ici-, et des pensées -je suis tombée dans un gouffre d’absurdie🤬- et me fait agir -je grille mon énergie d’une manière disproportionnée-, c’est un signal #intelligent qui m’invite à prendre de la hauteur et faire autre chose, et voir la situation autrement.

Et finalement, je remercie ce nouveau grand compte qui me fait vivre une situation complexe…
Tout comme celles de mes clients, en terme de processus mentaux #gouvernanceautomatique #gouvernanceadaptative.
Situations pour lesquelles ils comptent sur moi, pour se développer et trouver leurs #stratégies d’agilité #mentale 🧠, #émotionnelle❤️ et #comportementale🧍🏻‍♀️!

Cerveau & Comportement – ANC

Se parler de vive voix

J’observe de manière récurrente une problématique qui touche massivement mes clients individuels et collectifs : on n’a plus le temps de se parler de vive voix.

Il y a 20 ans quand on appelait quelqu’un, on avait de fortes chances que la personne décroche son téléphone. Voire réponde à un message écrit ou vocal. 
Aujourd’hui c’est devenu tout à fait exceptionnel. Sauf en cas d’urgence.
Générant son lot de stress.

Il y a 20 ans quand on appelait une entreprise via le standard téléphonique, une personne en chair et en os filtrait ou mettait en relation avec le correspondant demandé, selon les consignes qui lui étaient données.
Aujourd’hui on tombe sur un standard vocal, qui propose plein d’options… Pourvu que ce dont on a besoin corresponde à l’une des options !!! Ou aussi parfois sur une boîte vocale saturée. 
Générant son lot de stress.

Avec mon regard et mon expérience de coach systémique, et j’observe que c’est lorsque les humains se parlent, vraiment, que les questions se dénouent, que la créativité s’offre, sur des petites choses ou des problématiques plus complexes. 

Qu’est-ce que cette surcharge de tâches dans des journées qui ne font toujours que 24 heures, empêche ?
Qu’est-ce qu’elle permet ? 
Vers quel équilibre serait-il intéressant de tendre, tant sur la  dimension individuelle que systémique ?
Qu’avez vous fait ces dernières 24h pour nourrir vos 3 relations privilégiées dans votre vie personnelle, dans votre vie professionnelle ?
Et pendant ces 7 derniers jours ?
Quid de votre relation à vous-même ?

#coachseye #dansloeilducoach #relations #pauseandreflect

Champ émotionnel en coaching

Ce matin encore j’ai été émerveillée par la capacité de l’animal domestique de mon client d’être connecté à son état intérieur.
Et à servir de révélateur, ou de miroir de cet état émotionnel.

Maintenant que des séances de coaching ou de supervision se passent régulièrement via zoom, chez mes clients, les animaux domestiques entrent dans la danse du coaching. 

En effet, ils partagent avec nous, mammifères comme eux,  la gouvernance instinctive et la capacité de résonance émotionnelle, où l’empathie. Ainsi, avant même que le client sache nommer son émotion, son animal de compagnie lui a donné des signaux. Aboiement, agitation, interposition entre le client et l’écran, activité calme dans son coin, endormissement… Et ces signaux sont précieux à questionner : que se passe-t-il, là, à l’instant ? De quoi est-ce le signe ?

Crédit Photo : CLabate ; THorudko

Et vous, comment utilisez-vous ces ressources ? 
Pour vous-mêmes, ou pour vos clients -si vous êtes coach- ?
Comment vous rendez-vous disponibles à ces signaux subtiles et riches d’informations ?

#signaux #embodiment #zoomdezoom #gouvernancescerebrales #révélateur

Stress chronique

Le stress est une réaction instinctive de l’organisme pour la survie de l’individu, face à un danger de mort. Il est partagé par tous les mammifères.

Pour autant, le stress, aujourd’hui n’est plus majoritairement déclenché par cette raison archaïque, mais par de multiples facteurs, émotionnels, cognitifs, sociaux, des expériences, des croyances, des situations impactantes…

Ainsi, le stress chronique peut s’installer durablement, amenant l’individu à un nouvel équilibre, plus élevé que celui du calme complet -équilibre homéostatique-. Le décalage entre ces deux niveaux est appelé la charge allostatique.

Du fait de son installation sur un temps long, elle génère une usure globale, un prix payé à l’adaptation aux demandes de l’environnement, adaptation physiologique et comportementale.

L’étude d’impact réalisée en 2020-2021 par OpenMind Neurotechnologies sur la performance et la santé mentale post-Covid quantifie la dégradation de certaines compétences humaines.

d’après Do Yup Lee, E.K., & Choi, M.H. (2015). Technical and clinical aspects of cortisol as a biochemical marker of chronic stress. BMB reports, 48(4), 209.

L’enjeu est de prendre conscience de cet état des lieux, et de trouver des stratégies pour revenir à l’équilibre homéostatique.

Un outil innovant qui permet d’explorer ces aspects est le Bilan Cognitif et Emotionnel.

Bilan Cognitif et Emotionnel

Pour quoi ?

Le Bilan Cognitif et Emotionnel est un outil innovant, développé par OpenMind Neurotechnologies, qui permet d’accéder rapidement et de manière ludique et puissante à des clefs de lecture de votre fonctionnement face aux situations incertaines et imprévisibles.

Ce qu’en disent les clients d’An-Dante

  • pendant l’expérience en Réalité Virtuelle : « très agréable », « une expérience immersive intéressante », « je n’ai pas/plus l’habitude de jouer avec une manette », « j’ai vu mes réactions à des situations de stress », « ça m’a permis d’aborder la méditation de façon intéressante », « c’était trop court ! moi qui ne suis pas joueuse j’étais presque frustrée de ne pas continuer »…
  • à l’issue du débrief : « c’était très utile pour rattacher la data à mes situations concrètes », « je comprends mieux mes modes de fonctionnement », « partager en contexte de manière interactive est très intéressant », « ça donne de la consistance analytique à ce que je ressens »…

Enjeux actuels

L’enjeu du stress chronique est aujourd’hui majeur.
Comprendre son mode de fonctionnement personnel et accéder à ses capacités de retour l’équilibre homéostasique est essentiel. Notamment pour préserver sa santé et son système immunitaire, cadiovasculaire, inflammatoire, mais aussi ses capacités cognitives, à la source des prises de décisions complexes, lot quotidien des Leaders -dirigeants, managers…-. 

La prévention du stress dote les individus et les équipes de moyens de compréhension et d’action, et ainsi participe à la prévention du burnout, de l’épuisement professionnel, du turnover.
Les informations concernant vos modes de fonctionnement cérébraux et physiologiques, permettent de clarifier vos ressources et modes d’action.
Le débrief réalisé avec votre coach vous permet d’élaborer des pistes pour les développer, pistes à déployer en séances de coaching par la suite.

Comment ?

Le Bilan Cognitif & Emotionnel présente deux voies d’accès : 

  • cognitif : ce que vous savez que vous faites, comment vous fonctionnez…, mesuré par des questions
  • physiologique : les réactions de votre corps, mesurées par des capteurs d’humidité de la peau, pouls, pendant l’expérience en réalité virtuelle

Comment se passe le Bilan ?

Le bilan comporte différentes phases :

  1. un questionnaire en ligne -20 minutes-
  2. une expérience en réalité virtuelle -40 minutes-
  3. une restitution -2h-
  4. il est suivi de séances de coaching, afin d’affiner les liens entre les résultats, la situation vécue et vos objectifs de coaching

Quand ?

Le Bilan Cognitif & Emotionnel est un élément de diagnostic d’un parcours de coaching, qui vous permettre d’accéder rapidement à des informations concernant vos compétences cognitives, émotionnelle et sociales. Trois champs de compétences qui vous permettent de naviguer dans la vie professionnelle. 

Lors de la restitution avec le coach, vous allez découvrir ou clarifier vos points forts, et co-construire les axes de développement des capacités utiles à votre projet, ou à vos objectifs de coaching.

Les séances de coaching qui suivent vous permettent de mettre en oeuvre et d’ancrer les changements issus de ces axes de développement.

Comment se déroule l’expérience en Réalité Virtuelle ?

La VR permet de stimuler le cerveau dans différents modes -concentration et relaxation, stimulation par mise en situation ludique, pour en mesurer des caractéristiques.
Sa restitution avec le coach permet de transférer ces mesures en apprentissages utiles dans votre vie professionnelle, selon les objectifs d’évolution que vous vous fixez.
Les différents modes de stimulation sont notamment ceux de la confrontation à la nouveauté et aux situations intenses -surcharge, difficulté, pression, stress…-, ainsi que les modes de récupération.

  • Cohérence cardiaque : mesure des capacités à entrer en cohérence, se détendre, moduler sa respiration
  • Space Stress : Il mesure également le niveau d’attention (sélection d’informations pertinentes), d’inhibition (occultation des informations non pertinentes) et la flexibilité (faculté à basculer d’une action à une autre).
  • Sonification : capacité de relaxation, ouverture à soi-même, écoute de son corps

OpenMind Neurotechnologies

OpenMind Neurotechnologies est une Startup française, qui développe une nouvelle génération d’outils scientifiques, pour accélérer le développement humain des talents. Et a mis en place un processus de certification des coachs ainsi dument habilités à utiliser ses outils.

Cartographie Résilience

La Cartographie Résilience peut répondre à certains objectifs de coaching, dont des exemples sont donnés ci-après.

Quoi ?

Elle permet de faire un point sur :

  • les niveaux de bien-être et de motivation
  • les leviers d’action, dans la gestion des émotions, la prise de risque, la tolérance à l’incertitude. 

Ces données mesurées individuellement, et pour une équipe, sont compilées en une Cartographie de Groupe, qui donne la visibilité sur l’état de l’équipe et permet de co-construire des pistes de réflexion et de mise en action sur les stratégies face à vos objectifs de développement et enjeux actuels.

Comment ?

La Cartographie Résilience, se passe individuellement en ligne via des questions et des jeux sérieux. Deux types de situations qui stimulent le cerveau et mesurent des données -pensées et actions-. Le test dure 20 à 30 minutes.

Les fondements scientifiques

Nous avons, en tant qu’être humains, des besoins fondamentaux.

Nos pensées, nos émotions, et nos comportements sont des signaux de ce qui se passe entre ces besoins et notre réalité.

OpenMind Neurotechnologies a développé la Cartographie Résilience, en s’appuyant sur les fondements neuro-scientifiques les plus récents et 5 années de recherche et développement.

Du coaching de performance au coaching de sens

Cet article explore les liens entre différents modèles de décodage de l’humain, et propose une vision innovante de la relation de coaching.

L’évolution de la demande de coaching est connectée au développement de la personne, notamment en lien avec le développement de l’adulte. Ainsi, le coaching agit comme un upgrade du logiciel d’exploitation du mode de pensée et de prise de décision et de passage à l’action de l’individu, qui permet d’avoir une vision permettant de gérer des terrains de complexité de plus en plus vastes. 

Crédit Photo : A Grisard – Musée Escher La Haye

Les stades du développement de l’adulte


Le premier stade est le stade expert (13% de la population adulte).

La personne à ce stade recherche des solutions individuelles aux problématiques auxquelles elle est confrontée. C’est le stade typique d’une personne sortant d’études supérieures, qui, par exemple, cherche à mieux gérer sa surcharge professionnelle, trouver un meilleur équilibre personnel entre les différents pans de sa vie. 

Le second stade est le stade accomplisseur (53% de la population adulte).

La personne intègre des solutions collectives. Son action est orientée vers des solutions stratégiques collectives, sous-tendues par la réflexion logique, elle délègue, se décentre, pense le collectif comme une troisième entité à part entière. Un exemple de transition entre le stade expert et le stade accomplisseur est celui d’un manager qui, sous des responsabilités croissantes, cherche des solutions pour mieux manager et gérer l’ensemble de ses responsabilités, tant professionnelles que personnelles, en intégrant les autres parties de ses systèmes relationnels.

Le troisième stade est le stade pluraliste (26% de la population adulte).

La personne intègre la subjectivité, ses propres zones d’ombre, et a accès à la complexité au delà des relations de cause à effet. Par exemple une personne qui est capable de travailler en introspection avec les signaux subtiles tels que les émotions, l’énergie de la relation, les espaces de non savoir.

Le quatrième stade est le stade stratège (7% de la population).

La personne intègre la transformation individuelle et systémique, l’éthique prend le pas sur les résultats, elle est consciente des champs émotionnels dans les systèmes, en évolution permanente, dans les interconnexions. Et elle les intègre. Par ailleurs, elle crée son propre système de référence, en combinant différentes sources et expériences.

Développement de l’adulte et coaching

Comment ces stades de développement se traduisent-ils dans une relation, notamment une relation de coaching ?

Lors des stades de développement de l’enfant, la relation est impactée par le comportement primaire d’attachement (théorie de John Bowlby). Plus tard, à l’âge adulte, les relations en sont donc imprégnées, notamment la relation de coaching, dans laquelle le client a des attentes vis à vis du coach.
La relation d’attachement, si elle s’est bien passée dans les premières relations de l’individu, est source de joie et de sécurité, si elle a été menacée, source d’anxiété et de colère, si elle a été brisée, source de chagrin et de dépression
On retrouve ici respectivement les gouvernances instinctives de l’état de calme, de fuite de lutte, puis d’inhibition.

Si les modalités du coaching sont différentes de celles de la thérapie, elles sont toutes les deux tintées des comportements d’attachement, puisqu’inhérentes à la relation. En avoir conscience et le prendre en compte est donc primordial.

Gouvernances cérébrales dans la relation

Dans la relation, les gouvernances émotionnelles de chaque individu, dont la fonction est de gérer les relations sociales, sont en résonance, elles s’accordent mutuellement aux états émotionnels de l’autre, comme dans une danse où le pas de l’un entraine et influe celui de l’autre, ou encore comme dans l’expression « être sur la même longueur d’onde ».

Le développement de la gouvernance émotionnelle est influencé par les relations d’attachement, et puis continue à évoluer à l’âge adulte. Comme par exemple dans l’expression des valeurs ou des stéréotypes.

Elle peut donc être source de changement cognitif et comportemental, tout au long de la vie.

Interaction relationnelle

La gestalt et le constructivisme social indiquent que la réalité est créée par l’interaction.

Dans une relation -notamment de coaching-, le sens est créé dans et par la relation, de manière subjective, ainsi que dans et par l’influence réciproque.
C’est en lâchant la prévisibilité et le contrôle -le coaching de performance– que peut émerger quelque chose de réellement nouveau -le coaching de sens-.
C’est une situation qui devient accessible lorsque le coaché commence à visiter le stade Accomplisseur. Et que le coach travaille aux stades ultérieurs Pluraliste et Stratège, où il est capable de faire avec ses zones d’ombre et les opportunités créatives des confrontations ou conflits.
C’est également une prise de risque qui demande du courage et l’acceptation de la non maîtrise, puisque par définition, ce qui émerge est inconnu. 

La capacité du coach à expliciter la dynamique de la relation et de prendre ce risque sont essentiels dans le processus de co-création dans les interactions de l’ici et maintenant. Comme par exemple de reconnaitre ne pas savoir, être vulnérable, se tromper… De la communication -au sens large : mots, gestes, énergie…- émergent des réponses, qui créent la relation de manière spiralaire, avec les éléments inconscients. C’est de cette émergence que naissent des apprentissages et des changements authentiques pour la personne coachée.

En collectif

Dans une organisation ou un système, nous créons et en même temps nous sommes créés par les relations. La combinaison des valeurs individuelles et des aprioris -gouvernance émotionnelle-, des relations et communications -paroles, gestes, écrits- co-créent les règles et la culture de l’organisation.
Nous sommes dans le système relationnel, en interaction constante. En étant donc à la fois acteur de ce sytème et agi par lui. Donc interdépendants. 

Les systèmes qui fonctionnent de manière saine se dotent de règles, qui favorisent l’harmonie entre les désirs et besoins individuels et ceux du système. On peut évoquer la culture d’entreprise comme manifestation de cela.

Avec une chose fondamentale qui est que, du système, et de situations complexes qui peuvent être perçues comme conflictuelles ou chaotiques, émerge ce dont le système a besoin.

Sources : 
Upgrade – Building you capacity for complexity – Richard Boston, Karen Ellis
Bill Critchley
Approche Neurocognitive et Comportementale – Jacques Fradin
Organizational Relationship Systems Coaching – CRR Global

Le coaching, un art de la provocation ?

Le coaching, un art ? 

Un art, dans le sens où, au delà des matériaux, approches et exercices, le ou la coach, coache comme il ou elle est. Telle la sculptrice, qui modèle la glaise avec ses mains, son coeur et son imagination.

Crédit Photo : A Grisard

Le coaching une provocation ?

Une provocation, dans le sens où le processus de coaching, soutenu et amené par le coach, permet de provoquer l’émergence de quelque chose qui sera utile au client, à son cheminement vers son objectif.

Cet art est subtile, il navigue entre questionner avec des mots qui n’influencent pas le client, questionner avec une voix qui fait émerger autre chose, que ni le client ni le coach ne savent déjà, dans une responsabilité partagée.

La matière qui est celle du coaching est celle du questionnement, des signaux corporels, de la voix, de l’ouverture, de la curiosité.

Le client cherche souvent un coach qui lui ressemble, parce que ce qui est connu rassure : une femme ingénieure, un directeur, quelqu’un qui a eu une carrière internationale…
Pour autant la richesse du regard du coach est nourrie aussi par sa neutralité et sa différence.

Le coach combine la création et le maintien d’un cadre de sécurité, un accueil inconditionnel du client et de ce qu’il amène, avec la confrontation à l’altérité, provoquant la création, l’émergence.

Comme tout artisan, le coach travaille avec qui il est, et c’est son développement d’être humain qui lui permet de mieux provoquer et créer, jour après jour.

Ces compétences se développent via de nombreuses sources, dont la supervision.

Libre inspiration de Coaching as a Provocative Activity  – Bill Critchley

Ecrire les nouvelles pages

Le changement sollicite nos facultés adaptatives et créatives.
Comment écrivez-vous vos nouvelles pages ?

Parmi les personnes et les équipes que j’accompagne ou avec lesquelles je travaille, j’entends fréquemment « Vivement qu’on reprenne en présentiel ». Ou aussi « Je travaille mieux de chez moi, je n’ai pas envie de retourner au bureau ».

Un an après le premier confinement en France, la perspective a changé.

Nous avons vécu de multiples changement : travailler depuis la maison, alterner maison-bureau, retourner au bureau par choix, retourner au bureau par devoir…

Chaque étape sollicite notre capacité d’adaptation.

Cette situation est très typique des situations de changement, soient-ils gros ou petits. Spontanément l’humain a tendance à préférer ce qu’il connaît. L’inconnu étant instinctivement associé à un danger. 

Ecrire le chapitre suivant, en fonction des nouvelles données demande de se poser, pour soi-même, pour ses systèmes -travail, famille, association, communauté…-. Cela prend du temps. Cela demande de prendre conscience de la réalité telle qu’on la perçoit, telle qu’elle est perçue par d’autres. Et d’accepter de lâcher le chapitre précédent connu, même s’il n’est pas que confortable, et puis d’inventer le chapitre suivant.

Observez vos différents systèmes : pro perso associatif amical communautaire… Quelles pages ont déjà été écrites ? Quels nouveaux chapitres seraient utiles ? Qu’est-ce qui résiste, qu’est-ce qui tend vers le nouveau chapitre ?