A quoi dites-vous oui quand vous dites non ?

Cette (in)capacité à dire non revient fréquemment et a des impacts sur les relations à soi et aux autres, avec par exemple des manifestations sur le développement de carrière, l’équilibre vie privée vie professionnelle.

Je propose d’élargir la problématique en focalisant sur la prise de décision. 

En effet, si vous savez comment vous prenez vos décisions, alors vous devenez un acteur conscient, au lieu d’être mené ou embarqué par la situation. De plus, développer cette capacité entraine une meilleure gestion des émotions, car il n’est pas très confortable de se retrouver à avoir dit oui, alors qu’on pensait non, puis d’être piégé dans la situation par son sens de l’engagement… Ou d’avoir dit non et de le regretter par la suite… Ou de savoir dire non et d’avoir du mal à être entendu, ou de mettre les autres dans l’inconfort… En outre, savoir se positionner dans une relation, de manière assertive, permet d’éviter le piège des jeux relationnels victime-sauveur-perscuteur.

Bref, vous voilà pris dans les affres de la prise de décision, en situation complexe.

Quelques exemples glanés récemment :

  • dire non à un poste bien payé mais vide de sens
  • dire non à une promotion qui dévie de la trajectoire de carrière que j’ai prévue
  • dire non à un chef qui fait à ma place
  • dire non à une injonction de résultats pour lesquels je n’ai pas les moyens
  • dire non à un client qui décale son rendez-vous à la dernière minute

Tout cela est piloté par notre cerveau et le triptyque Pensées, Emotions, Comportement.
Par défaut, notre cerveau va vite et nous propose une réponse, ou alors est coincé dans une non décision, car dire oui entraine des conflits de valeur et dire non idem. Le signal de cette impasse est un signal émotionnel. Nous sentons que quelque chose ne va pas, n’est pas confortable, sans toujours savoir quoi.

C’est en prenant du recul sur la situation que nous pouvons sortir de l’impasse. En basculant en mode adaptatif, en innovant en dehors de nos schémas mentaux habituels.

Voici quelques questions pour vous y aider :

  • quand vous dites non, à quoi dites-vous oui ?
  • quels sont les risques à dire oui, quels sont les risques à dire non ?
  • qu’apprenez-vous de cette réflexion ?
  • quel premier pas vers le changement êtes-vous prêt à faire dès demain ?

Prise de décision

Nous prenons plusieurs milliers de décisions par jour, un grand nombre d’entre elles de manière automatique et inconsciente ou peu consciente. Comme mettre des lunettes, marcher, respirer…

Que se passe-t-il dans notre cerveau dans le processus de prise de décision ?
Comment se passent nos prises de décision ?
Qu’est-ce qui fait que nos émotions influent sur nos décisions ?
Comment notre capacité de réflexion influe-t-elle ?

Ce schéma résume les deux circuits principaux de la prise de décision, menant à l’action :

Deux voies différentes nous amènent à prendre des décisions et à passer à l’action.

La première voie, rapide, appelée système 1, et celle qui s’appuie principalement sur nos émotions. Celle-ci court-circuite le traitement de l’information, la réflexion et l’analyse, compare rapidement la situation à nos souvenirs, et bascule sur une prise de décision.
La deuxième voie, appelée système 2, est plus lente -enfin c’est tout relatif puisqu’il s’agit de microsecondes !-. Elle s’appuie sur notre capacité d’analyse, de réflexion, de traitement de l’information, de discernement. Puis elle aboutit sur une prise de décision.

Chacun de ces systèmes, le système 1 « rapide », le système 2 « lent », a des avantages et des inconvénients.
Si le système 1, Automatique est particulièrement rapide et impulsif, il est tout à fait opérationnel dans les situations simples. Ses limites sont la précision et le niveau de conscience, qui constituent des handicaps dans les situations complexes.
Le système 2 ou Adaptatif ou encore Agile, lui est beaucoup plus précis, plus judicieux et plus conscient que le système un, ce qui lui confère de l’intérêt dans les situations complexes.

L’enjeu de la prise de décision n’est donc pas tellement de passer par l’un ou par l’autre, mais plutôt de savoir détecter quel système est utile à la situation que nous sommes en train de vivre. Et de choisi consciemment de basculer sur le système 2 si besoin. C’est ce que l’on nomme aussi prendre de la hauteur sur la situation.

Prononcez la couleur du mot ci-dessous :
Rouge
Vous venez de lire le mot, de manière automatique. Système 1.
Vert
Et là, que se passe-t-il ?
Votre Système 1 vous souffle « vert » et votre Système 2 inhibe cette première réponse, la corrige et prononce « bleu ». Le travail effectué par votre cerveau est de retenir la réponse automatique puisque vous avez appris à lire, et dans un second temps de décoder la couleur de la graphie et de prioriser cette réponse à la première, pour répondre à la consigne.

Choisir son coach

Cette question revient régulièrement, tant sur les réseaux sociaux que dans les discussions en entreprise ou en réseaux.

Et c’est une question essentielle !

Cette prise de décision a un enjeu, celui des bénéfices que la personne coachée -et son prescripteur si le coaching est commandé par une entreprise- pourra obtenir de son engagement dans un parcours de coaching.

Plusieurs approches peuvent être envisagées, ainsi que leurs combinaisons.

Un·e professionnel·le certifié·e par un organisme indépendant

Quand vous achetez un yaourt, il vous semble normal d’avoir une garantie quant à sa fraicheur et à la continuité de la chaine de froid. Et bien cela pourrait être une métaphore pour un achat de coaching !

En France, des organismes officiels certifient les coach professionnels, de façon indépendante (sans être également des organismes de formation) : ICF et EMCC.

La certification vise à évaluer :

  • la formation initiale et continue du coach, notamment par des écoles reconnues par la profession
  • la réflexion sur la pratique professionnelle, via la supervision individuelle ou collective
  • l’analyse de la conformité la pratique au regard d’un référentiel de compétences (attesté par la fourniture de séances de coaching enregistrées dans la certification ICF)
  • le nombre d’heures de pratique de coaching

Un coach avec qui vous avez vécu une séance

Faites aussi confiance à votre intuition. La relation de confiance est essentielle au processus de coaching. Faites une première séance et déterminez vous ensuite pour un engagement dans un parcours de coaching.

Un coach référencé

Un coach qui vous est recommandé par votre réseau ou qui peut fournir des références de coaching d’anciens clients.