Le coaching, un art de la provocation ?

Le coaching, un art ? 

Un art, dans le sens où, au delà des matériaux, approches et exercices, le ou la coach, coache comme il ou elle est. Telle la sculptrice, qui modèle la glaise avec ses mains, son coeur et son imagination.

Crédit Photo : A Grisard

Le coaching une provocation ?

Une provocation, dans le sens où le processus de coaching, soutenu et amené par le coach, permet de provoquer l’émergence de quelque chose qui sera utile au client, à son cheminement vers son objectif.

Cet art est subtile, il navigue entre questionner avec des mots qui n’influencent pas le client, questionner avec une voix qui fait émerger autre chose, que ni le client ni le coach ne savent déjà, dans une responsabilité partagée.

La matière qui est celle du coaching est celle du questionnement, des signaux corporels, de la voix, de l’ouverture, de la curiosité.

Le client cherche souvent un coach qui lui ressemble, parce que ce qui est connu rassure : une femme ingénieure, un directeur, quelqu’un qui a eu une carrière internationale…
Pour autant la richesse du regard du coach est nourrie aussi par sa neutralité et sa différence.

Le coach combine la création et le maintien d’un cadre de sécurité, un accueil inconditionnel du client et de ce qu’il amène, avec la confrontation à l’altérité, provoquant la création, l’émergence.

Comme tout artisan, le coach travaille avec qui il est, et c’est son développement d’être humain qui lui permet de mieux provoquer et créer, jour après jour.

Ces compétences se développent via de nombreuses sources, dont la supervision.

Libre inspiration de Coaching as a Provocative Activity  – Bill Critchley

Coaching as a provocative art ?

Coaching : an art ?

An art, since beyond materials, approches and tools, the coach coaches as they are. Like a sculptor, modeling clay with their hands, heart and imagination.

Photo credit : A Grisard

Coaching : a provocation ?

A provocation, since coaching process, brought and held by the coach, provoques the emergence of something that will be useful to the client, to their path toward their objectives.

This is a subtle art, navigating between clean questioning, questioning with a voice that will allow the emergence of something else, that neither coach or client already know, in a shared responsibility.

The coache’s material is questioning, body signals, voice, openness, curiosity.

The client often tends to choose a coach that ressembles them, because what is known is reassuring : a woman engineer, a director, an international carrier… However the coach’s eyes are thrived by their neutrality and difference.

The coach combines creation and holding of a safe container, an unconditional welcome for the client and what they are bringing, confrontation to otherness, provoking creativity and emergence.

Like any craftsperson, a coach works with how they are, and their human development allows more provocation and creativity, one day after another.

Those competencies are developed though numerous sources, including supervision.

Freely inspired from Coaching as a Provocative Activity  – Bill Critchley

Supervision and coach stages

Supervision adresses different items, at different stages in a coach’s life

La supervision focalise sur différents éléments, au cours de la vie d’un coach

Stages 
-ICF referential-
Coaching tools Presence Dealing with vulnerability, powerlessness, self compassion, imposteur syndrome…Modeling the coach’s unique style
Outils du coachPrésenceTravailler avec la vulnérabilité, l’impuissance, l’auto-compassion, le syndrome de l’imposteur…Modeler sa façon unique d’être coach
ACC
coach
😄😄😄😄😄
PCC
coach
😄😄😄😄😄😄😄😄
MCC coach😄😄😄😄😄😄😄😄😄

For the International Coaching Federation, three certification levels (ACC, PCC, MCC) demonstrate the coach’s development, through training and practice.

Les trois niveaux de certification des coachs (ACC, PCC, MCC) attestent du développement d’un coach, via la formation et la pratique.

ACC > 100h practice & 60h initial training
PCC > 500h practice & 125h training
MCC > 2500h practice & 200h training

Spring roses a metaphor for change

Spring roses sprung in my face as I was walking a couple of days ago, as a metaphor for change in a team.

Flower are like early leapers.
Bids are like bridge holders.
Thorns are like tradition holders.

Early leapers are at ease with change, and as blossomed roses, they have already undergone a change process. It happened earlier and quicker than the other membres of the team.

Bridge builders, like bids, are on their way to change, bridging plant and blossomed flower, during the life time of the rose bush. They are making round trips from past situation to future situation.

Tradition holders are protectors to the bush, they check wether change is good or bad to the team, they question, confront…

From a neuroscientist point of view, those roles are supported by

  • personality traits
    • pleasure for anticipation, or immediate pleasure
  • and also by triggers activated in change situations
    • displeasure or even aversion for unknown, or routine

As in this metaphor, those three roles toward change in a team are useful to the team. But they consider change from different points of view.


A team just like a rose bush is a living entity.
Team coaching supports the team to cope with change, with their different views, speeds, assets, capacities.
Like a gardener to the bush, who fertilizes, waters, tightens, props…
Team coaching brings more awareness in the team, and, as a consequence, a better capacity ton onboard.

If you think of a change situation you are experiencing, what roles are you endorsing ?
When, Why ?
What roles are you noticing in your team ?
What do you need to help this rose bush to thrive ?

Le rosier comme métaphore du changement

Alors que je marchais récemment, un magnifique rosier m’a inspiré cette métaphore sur le changement en équipe.

Les fleurs comme les Spontanés
Les boutons comme Connecteurs
Les épines comme Garants de la tradition

Spring roses a metaphor for change

Les Spontanés sont à l’aise avec le changement, et tout comme les roses fleuries, ils ont déjà traversé le changement. Il s’est déroulé plus tôt et plus vite que les autres membres de l’équipe.

Les Connecteurs, comme les boutons, sont en évolution vers le changement, ils relient la plante et les fleurs épanouies, pendant le durée de la floraison. Ils font des allers-retours de la situation passée vers la situation future.

Les Garants de la tradition sont les protecteurs du rosier, ils vérifient si le changement est bon ou mauvais pour l’équipe, ils questionnent, confrontent…

D’un point de vue neuroscientifique, ces rôles sont alimentés par :

  • les traits de personnalité
    • le plaisir pour l’anticipation ou pour l’immédiateté
  • et aussi par les déclencheurs, activés dans les situations de changement
    • le déplaisir voire l’aversion pour l’inconnu, ou la routine

Dans cette métaphore, ces trois rôles face au changement sont utiles à l’équipe. Mais il considèrent le changement de différents points de vue.

Et, tout comme un rosier, une équipe est un organisme vivant.
Le coaching d’équipe, soutient l’équipe dans son changement, avec les différents points de vue, vitesses, atouts, capacités.
Tout comme un jardinier, qui fertilise, arrose, renforce, tuteure…
Le coaching d’équipe amène plus de conscience dans l’équipe, et en conséquence, une meilleure capacité à embarquer dans le changement.

Si vous pensez à une situation de changement que vous être en train de vivre, quels rôles adoptez-vous ?
Quand ? Pourquoi ?
Quels rôles observez-vous dans votre équipe ?
De quoi avez-vous besoin pour aider ce rosier à prospérer ?