How does time management rule your days? – Comment la gestion du temps règle-t-elle votre journée ?

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Photo credit : A Grisard

« Je n’ai pas le temps »

Ou comme le Lapin d’Alice au pays des merveilles, « Je suis en retard en retard en retard pour un rendez-vous important ! Pas le temps de dire bonjour, au revoir, je suis en retard, en retard, en retard. »

Combien de fois par jour, entendez-vous ce type de phrase dans votre tête, ou de votre équipe ?

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La réalité est que nous avons 24 heures par jour !

Tout ce que nous pouvons changer et notre perception du temps et notre gestion du temps.

Notre relation, au temps est un élément crucial dans notre vie professionnelle. et personnelle.
Cette question de la pression du temps émerge dans les discussions, avec quasiment tous mes clients, qu’il soient managers, CEOs, Coachs ou en Equipe… Notamment via l’observation que les urgences, tâches opérationnelles, boîte mail qui déborde, emplois du temps envahis, prive les leaders de moments pour penser se poser et réfléchir.
Alors que paradoxalement ces moments, lorsque vous ralentissez, pensez, vous posez, réfléchissez, sont cruciaux pour être un leader performant ou une équipe performante. 
En d’autres termes, prendre le temps de se poser penser et réfléchir vous fait gagner du temps…, après coup.

Notre connexion au temps est inévitable, car nous sommes des organismes vivants, sur une planète vivante, avec des cycles : jour et nuit, semaine, saison, année, naissance et mort etc….

Et il y a une différence entre le temps rationnel et notre sensation du temps.

Comment articulez-vous votre relation aux différents temps, le temps rationnel et le temps ressenti ?

Le temps rationnel est celui qui peut être mesuré par une horloge, ou un chronomètre, et les humains se sont mis d’accord sur une façon unifiée de le mesurer : le système international de mesure du temps.

La sensation du temps est le temps que vous ressentez dans votre corps, et qui vous dit sans regarder une horloge quelle heure il est, ou par exemple combien de minutes il reste dans un rendez-vous.

Notre sensation du temps est altérée par les notifications des appareils, qui nous connectent, au temps rationnel, et « saucissonne » notre perception et notre attention.

En plus de cela, lorsque nous sommes dans l’état de FLOW, nous ressentons du plaisir, nous sommes connectés à l’instant, avec un esprit hautement créatif, une fluidité mentale à haut niveau, et une connexion à l’harmonie ou à ce qui nous nourrit profondément et naturellement.

Dans cet état de FLOW, le temps semble s’étendre de manière irrationnelle.

Et lorsque nous quittons cet état, nous pouvons nous dire « quelle heure est-il, au fait ? » en nous reconnectant au temps rationnel.

Voici quelques questions exploratoires :

  • Quelle sont vos dernières expériences d’une heure qui est passée en cinq minutes ?
  • Ou d’une heure ressentie comme durant une journée ?
  • Quels sont les ingrédients de ces moments ?
  • Dans votre journée pleine de rendez-vous, appels, liste de choses à faire, e-mail, etc… comment pouvez-vous faire de la place pour ces moments précieux de FLOW, pendant lesquelles votre performance est à son optimum ?
  • Comment allez-vous poser des limites, pour « perdre du temps », de sorte d’en gagner après coup ?

Les étapes pour augmenter votre performance en gestion du temps sont : 

  • Trouvez vos réponses aux questions ci-dessus,
  • Devenez conscient de la puissance de la gestion du temps, à travers votre propre expérience,
  • Devenez conscient des culs-de-sac de la gestion du temps
  • Imaginez des nouvelles stratégies pour jouer différemment avec le temps
  • Entraînez-vous
  • Entraînez-vous encore
  • Célébrez quotidiennement les différences amenées par vos nouvelles stratégies

Oser s’affirmer au quotidien – Dare being assertive on a daily basis

On entend fréquemment parler de l’affirmation de soi, dans un contexte professionnel ou encore dans un contexte personnel.
Mais que recouvre cet intitulé ? Et comment s’affirmer individuellement, dans un fonctionnement collectif, en étant dans un juste équilibre entre le point de vue individuel et le point de vue collectif ?

Partons du cœur de l’affirmation de soi : l’individu.

L’affirmation de soi peut également être appelée l’assertivité. C’est une posture dans laquelle on prend position, face à un groupe, face à un système. Dans cette posture, on n’est ni dans l’agressivité, ni dans la fuite, ni dans la manipulation.

Prenons un exemple

Vous assistez à une réunion qui démarre en retard. Cela ne vous convient pas parce que vous avez énormément de dossiers à traiter et pas de temps à perdre. Si vous adoptez une posture d’agressivité, vous pourriez par exemple, souffler, soupirer, regarder ostensiblement votre montre, reprocher vivement son retard à l’organisateur de la réunion. Si vous adoptez une posture de manipulation, vous pouvez clamer tout haut « Oui habituellement avec untel les réunions sont en retard… » Si vous adoptez une posture de fuite, vous ne dites rien, vous assistez à la réunion et vous faites autre chose pendant la réunion, comme consulter vos e-mails ou traiter vos dossiers sur votre ordinateur ou votre Smartphone.

Quelle serait alors une réaction assertive ?

Cela pourrait être de dire simplement que le retard de la réunion vous contrarie, car vous avez d’autres sujets importants à traiter. Vous pouvez également proposer une solution qui serait bonne pour vous, ainsi que pour les autres.

Qu’est-ce qui fait que parfois il est difficile de s’affirmer ?

Les paramètres sont multiples. Il y a tout d’abord des paramètres éducatifs, culturels mais également des paramètres qui sont plus liés à l’instant, comme le niveau de sérénité ou de stress dans lequel vous vous trouvez. L’ambiance du groupe dans lequel vous êtes est également un paramètre qui va faire varier votre affirmation spontanée.
Le côté culturel ou éducatif nous fait intégrer un certain nombre de valeurs. Si pendant toute votre enfance vous avez appris qu’être en retard n’était pas du tout autorisé, vous risquez d’être très réactif dans la situation d’une réunion qui démarre en retard. Si au contraire vous avez appris à gérer les aléas, vous aurez d’emblée une posture beaucoup plus souple.
En plus de la question de vos valeurs, qui sont personnelles, l’état émotionnel dans lequel vous êtes, au démarrage de la réunion, a également une incidence. Si vous arrivez dans un état détendu, il y a plus de chance qu’un retard de réunion ne vous affecte pas ou peu. Si vous arrivez dans un état stressé, notamment par des questions de délai sur vos autres sujets, le retard de la réunion à de fortes chances de vous contrarier.
Enfin, dans un groupe avec des « fortes personnalités » il peut être plus difficile de s’affirmer.

Alors comment faire, pour améliorer son assertivité ou son affirmation de soi ?

Notons que, culturellement, les femmes sont plus souvent incitées à prendre soin des autres, donc à faire passer leurs besoins après celui de leur entourage. L’affirmation de soi, voire le syndrome de l’impostrice, est donc plus fréquemment un sujet de développement personnel.
La toute première étape de l’assertivité est de prendre conscience de ce qui se joue pour soi et pour le groupe : des valeurs qui peuvent être atteintes, l’état émotionnel qui peut être chahuté, une composition de groupe particulière. En somme, faire le point sur sa boussole interne. Puis, dans un deuxième temps, exprimer de façon calme et posée ce que l’on souhaite réellement. Par exemple, en utilisant des tournures de phrases telles que : Il est important pour moi de…, J’ai besoin de…, Je voudrais…, Etc.

Comment progresser ?

Commencez par identifier les sujets qui vous font habituellement réagir. Essayez de comprendre ce qui est touché chez vous. Et, chaque jour, entraînez-vous à essayer de dépasser cette posture automatique, afin de développer une autre posture plus adaptative, qui vous aidera à être plus confortable dans vos interactions en groupe et à déployer votre leadership, avoir plus d’impact, moins subir les situations tout en prenant les autres en compte.


Intelligence Artificielle : au quotidien de l’Executive – AI in an Executive’s daily Life

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Intelligence Artificielle (AI) & Business
ou
Histoire d’agilité mentale dans la relation avec un grand compte.

Je facture pour la première fois un nouveau grand compte😁, et je reçois une commande, qui m’invite à envoyer ma facture à une adresse postale. Prise d’un doute🧐, je communique avec l’interlocuteur « est-ce que je dois vraiment envoyer ma facture papier par la poste ? ». 

ARE YOU SERIOUS ???



7 emails plus tard j’arrive sur une plateforme de facturation en ligne -ouf ! la voix de ma « conscience écolo » ☘️a tenu bon face à ma « gestionnaire »📈 qui me soufflait que j’aurais déjà fini le processus depuis belle lurette…

Et là, nouvelle expérience : je découvre une facette de l’univers de l’AI… ma facture est lue par une AI, et les cases sont remplies automatiquement. Mon biais initial est de penser que c’est bien fait. Mais de rejet d’enregistrement en rejet d’enregistrement, je finis par comprendre que 80% des cases remplies sont mal remplies… Donc je recommence tout à la main 😉

Quelques heures et jours après, je clique sur Valider…
Yeahaaaa « Votre facture est validée » 🤸‍♂️🏄‍♂️🧗🥇Je viens d’accéder à la possibilité d’être payée💶 pour ma prestation de coaching !

Mes apprentissages

Revenir aux bases de l’agilité mentale 🧠 !!!

Quand ça ne marche pas, qu’est-ce que je peux faire d’autre ↔️🖇↕️ ?

Qu’est-ce que je prends pour vrai ✅, par défaut, et qui ne l’est peut-être pas ?

Comment est-ce que je gère les voix 🎶contradictoires en moi : la « gestionnaire » qui veut de l’efficacité, la « curiosité » comment fonctionne cette plateforme, la « ténacité » je l’aurais, la « sociale » auprès de qui je pourrais trouver du soutien pratique ou émotionnel, la « sage » il y a surement quelque chose à tirer de cette expérience… ?

Quand mon corps m’envoie des émotions -l’énervement ici-, et des pensées -je suis tombée dans un gouffre d’absurdie🤬- et me fait agir -je grille mon énergie d’une manière disproportionnée-, c’est un signal #intelligent qui m’invite à prendre de la hauteur et faire autre chose, et voir la situation autrement.

Et finalement, je remercie ce nouveau grand compte qui me fait vivre une situation complexe…
Tout comme celles de mes clients, en terme de processus mentaux #gouvernanceautomatique #gouvernanceadaptative.
Situations pour lesquelles ils comptent sur moi, pour se développer et trouver leurs #stratégies d’agilité #mentale 🧠, #émotionnelle❤️ et #comportementale🧍🏻‍♀️!

Se parler de vive voix – Talk verbally

J’observe de manière récurrente une problématique qui touche massivement mes clients individuels et collectifs : on n’a plus le temps de se parler de vive voix.

Photo Credit : A Grisard

Il y a 20 ans quand on appelait quelqu’un, on avait de fortes chances que la personne décroche son téléphone. Voire réponde à un message écrit ou vocal. 
Aujourd’hui c’est devenu tout à fait exceptionnel. Sauf en cas d’urgence.
Générant son lot de stress.

Il y a 20 ans quand on appelait une entreprise via le standard téléphonique, une personne en chair et en os filtrait ou mettait en relation avec le correspondant demandé, selon les consignes qui lui étaient données.
Aujourd’hui on tombe sur un standard vocal, qui propose plein d’options… Pourvu que ce dont on a besoin corresponde à l’une des options !!! Ou aussi parfois sur une boîte vocale saturée. 
Générant son lot de stress.

Avec mon regard et mon expérience de coach systémique, et j’observe que c’est lorsque les humains se parlent, vraiment, que les questions se dénouent, que la créativité s’offre, sur des « petites » choses ou des problématiques plus complexes. 

  • Dans des journées, qui ne font toujours que 24 heures,
    • Qu’est-ce que cette surcharge de tâches empêche ?
    • Qu’est-ce qu’elle permet ? 
  • Vers quel équilibre serait-il intéressant de tendre :
    • dans la dimension individuelle ?
    • dans la dimension systémique ?
  • Qu’avez vous fait ces dernières 24h pour nourrir vos 3 relations privilégiées
    • dans votre vie personnelle,
    • dans votre vie professionnelle ?
  • Et pendant ces 7 derniers jours ?
  • Quid de votre relation à vous-même ? Combien de temps vous offrez-vous ?

#coachseye #dansloeilducoach #relationship #pauseandreflect


Chronic Stress – Stress chronique

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Le stress est une réaction instinctive de l’organisme pour la survie de l’individu, face à un danger de mort. Il est partagé par tous les mammifères.

Pour autant, le stress, aujourd’hui n’est plus majoritairement déclenché par cette raison archaïque, mais par de multiples facteurs, émotionnels, cognitifs, sociaux, des expériences, des croyances, des situations impactantes…

Ainsi, le stress chronique peut s’installer durablement, amenant l’individu à un nouvel équilibre, plus élevé que celui du calme complet -équilibre homéostatique-. Le décalage entre ces deux niveaux est appelé la charge allostatique.

Du fait de son installation sur un temps long, elle génère une usure globale, un prix payé à l’adaptation aux demandes de l’environnement, adaptation physiologique et comportementale.

L’étude d’impact réalisée en 2020-2021 par OpenMind Neurotechnologies sur la performance et la santé mentale post-Covid quantifie la dégradation de certaines compétences humaines.

L’enjeu est de prendre conscience de cet état des lieux, et de trouver des stratégies pour revenir à l’équilibre homéostatique.

Un outil innovant qui permet d’explorer ces aspects est le Bilan Cognitif et Emotionnel.

Du coaching de performance au coaching de sens – From Performance to Meaning Coaching

Cet article explore les liens entre différents modèles de décodage de l’humain, et propose une vision innovante de la relation de coaching.

L’évolution de la demande de coaching est connectée au développement de la personne, notamment en lien avec le développement de l’adulte. Ainsi, le coaching agit comme un upgrade du logiciel d’exploitation du mode de pensée et de prise de décision et de passage à l’action de l’individu, qui permet d’avoir une vision permettant de gérer des terrains de complexité de plus en plus vastes. 

Crédit Photo : A Grisard – Musée Escher La Haye

Les stades du développement de l’adulte


Le premier stade est le stade expert (13% de la population adulte).

La personne à ce stade recherche des solutions individuelles aux problématiques auxquelles elle est confrontée. C’est le stade typique d’une personne sortant d’études supérieures, qui, par exemple, cherche à mieux gérer sa surcharge professionnelle, trouver un meilleur équilibre personnel entre les différents pans de sa vie. 

Le second stade est le stade accomplisseur (53% de la population adulte).

La personne intègre des solutions collectives. Son action est orientée vers des solutions stratégiques collectives, sous-tendues par la réflexion logique, elle délègue, se décentre, pense le collectif comme une troisième entité à part entière. Un exemple de transition entre le stade expert et le stade accomplisseur est celui d’un manager qui, sous des responsabilités croissantes, cherche des solutions pour mieux manager et gérer l’ensemble de ses responsabilités, tant professionnelles que personnelles, en intégrant les autres parties de ses systèmes relationnels.

Le troisième stade est le stade pluraliste (26% de la population adulte).

La personne intègre la subjectivité, ses propres zones d’ombre, et a accès à la complexité au delà des relations de cause à effet. Par exemple une personne qui est capable de travailler en introspection avec les signaux subtiles tels que les émotions, l’énergie de la relation, les espaces de non savoir.

Le quatrième stade est le stade stratège (7% de la population).

La personne intègre la transformation individuelle et systémique, l’éthique prend le pas sur les résultats, elle est consciente des champs émotionnels dans les systèmes, en évolution permanente, dans les interconnexions. Et elle les intègre. Par ailleurs, elle crée son propre système de référence, en combinant différentes sources et expériences.

Développement de l’adulte et coaching

Comment ces stades de développement se traduisent-ils dans une relation, notamment une relation de coaching ?

Lors des stades de développement de l’enfant, la relation est impactée par le comportement primaire d’attachement (théorie de John Bowlby). Plus tard, à l’âge adulte, les relations en sont donc imprégnées, notamment la relation de coaching, dans laquelle le client a des attentes vis à vis du coach.
La relation d’attachement, si elle s’est bien passée dans les premières relations de l’individu, est source de joie et de sécurité, si elle a été menacée, source d’anxiété et de colère, si elle a été brisée, source de chagrin et de dépression
On retrouve ici respectivement les gouvernances instinctives de l’état de calme, de fuite de lutte, puis d’inhibition.

Si les modalités du coaching sont différentes de celles de la thérapie, elles sont toutes les deux tintées des comportements d’attachement, puisqu’inhérentes à la relation. En avoir conscience et le prendre en compte est donc primordial.

Gouvernances cérébrales dans la relation

Dans la relation, les gouvernances émotionnelles de chaque individu, dont la fonction est de gérer les relations sociales, sont en résonance, elles s’accordent mutuellement aux états émotionnels de l’autre, comme dans une danse où le pas de l’un entraine et influe celui de l’autre, ou encore comme dans l’expression « être sur la même longueur d’onde ».

Le développement de la gouvernance émotionnelle est influencé par les relations d’attachement, et puis continue à évoluer à l’âge adulte. Comme par exemple dans l’expression des valeurs ou des stéréotypes.

Elle peut donc être source de changement cognitif et comportemental, tout au long de la vie.

Interaction relationnelle

La gestalt et le constructivisme social indiquent que la réalité est créée par l’interaction.

Dans une relation -notamment de coaching-, le sens est créé dans et par la relation, de manière subjective, ainsi que dans et par l’influence réciproque.
C’est en lâchant la prévisibilité et le contrôle -le coaching de performance– que peut émerger quelque chose de réellement nouveau -le coaching de sens-.
C’est une situation qui devient accessible lorsque le coaché commence à visiter le stade Accomplisseur. Et que le coach travaille aux stades ultérieurs Pluraliste et Stratège, où il est capable de faire avec ses zones d’ombre et les opportunités créatives des confrontations ou conflits.
C’est également une prise de risque qui demande du courage et l’acceptation de la non maîtrise, puisque par définition, ce qui émerge est inconnu. 

La capacité du coach à expliciter la dynamique de la relation et de prendre ce risque sont essentiels dans le processus de co-création dans les interactions de l’ici et maintenant. Comme par exemple de reconnaitre ne pas savoir, être vulnérable, se tromper… De la communication -au sens large : mots, gestes, énergie…- émergent des réponses, qui créent la relation de manière spiralaire, avec les éléments inconscients. C’est de cette émergence que naissent des apprentissages et des changements authentiques pour la personne coachée.

En collectif

Dans une organisation ou un système, nous créons et en même temps nous sommes créés par les relations. La combinaison des valeurs individuelles et des aprioris -gouvernance émotionnelle-, des relations et communications -paroles, gestes, écrits- co-créent les règles et la culture de l’organisation.
Nous sommes dans le système relationnel, en interaction constante. En étant donc à la fois acteur de ce sytème et agi par lui. Donc interdépendants. 

Les systèmes qui fonctionnent de manière saine se dotent de règles, qui favorisent l’harmonie entre les désirs et besoins individuels et ceux du système. On peut évoquer la culture d’entreprise comme manifestation de cela.

Avec une chose fondamentale qui est que, du système, et de situations complexes qui peuvent être perçues comme conflictuelles ou chaotiques, émerge ce dont le système a besoin.


Sources : 
Upgrade – Building you capacity for complexity – Richard Boston, Karen Ellis
Bill Critchley
Approche Neurocognitive et Comportementale – Jacques Fradin
Organizational Relationship Systems Coaching – CRR Global

Ecrire les nouvelles pages

Le changement sollicite nos facultés adaptatives et créatives.
Comment écrivez-vous vos nouvelles pages ?

Parmi les personnes et les équipes que j’accompagne ou avec lesquelles je travaille, j’entends fréquemment « Vivement qu’on reprenne en présentiel ». Ou aussi « Je travaille mieux de chez moi, je n’ai pas envie de retourner au bureau ».

Perfectionism vs Progress

« La perfection c’est faire du mieux que je peux au moment où je le fais. » – Aline de Petigny
« Do the best you can until you know better. Then when you know better, do better. » – Maya Angelou.

Vincent Van Gogh – Scène de rue à Montmartre – Crédit photo AGrisard

Keep calm, be SMART

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Quel que soit l’individu, une situation où les moyens pour répondre à une exigence ne sont pas disponibles, est génératrice de stress.

Que faites-vous lorsque vous constatez qu’on exige de vous plus que ce dont vous avez les moyens ?
Autrement dit, lorsque vous avez des responsabilités qui excèdent vos ressources ou votre pouvoir d’action ?

Pour retrouver son calme, ou inverser la pyramide, qui passe alors d’un équilibre instable à un équilibre stable, la méthode smart est précieuse.

Dans la relation à soi ou à l’autre, la question de l’exigence est souvent en jeu.
La méthode SMART permet à l’individu de se donner les moyens de répondre aux attentes, qu’elles soient vis à vis de soi-même ou d’une source extérieure, ou encore de transformer une exigence en un objectif avec des éléments concrets et réalisables.

SMART

  1. S is for specific, soit spécifique ou encore précis
  2. M is for measurable, soit mesurable, quantifiable
  3. A is for attainable, soit accessible
  4. R is for relevant, soit réaliste
  5. T is for time-bound, soit relié au temps

Exemple

Une personne en charge de la direction d’une d’entreprise -ou d’une Business Unit- se sent sous pression, face à la multitude d’urgences à gérer. Le déficit de temps face aux flux des urgences sans cesse renouvelé est une source de stress intense en sans fin. S’y ajoute le manque de temps pour piloter l’entreprise qui génère de l’insatisfaction et l’éloignement du sens dans la fonction de direction.

S : je me réserve du temps en priorité à toutes les autres tâches
M : ce temps est mesurable en heures, et a postériori je vois si je l’ai effectivement réalisé
A : je peux disposer de mon temps en autonomie
R : je réserve quelques heures par semaine
T : mon temps de « cabine de pilotage » est dans l’agenda, toutes les semaines

Effets secondaires positifs : ce rendez-vous avec soi devient indispensable, le cerveau focalise plus rapidement, grâce à la ritualisation du moment dans la semaine. Les urgences sont gérée avec plus de hauteur. Le stress diminue et la capacité de concentration et de prise de décision augmentent.