Le changement sollicite nos facultés adaptatives et créatives. Comment écrivez-vous vos nouvelles pages ?
Parmi les personnes et les équipes que j’accompagne ou avec lesquelles je travaille, j’entends fréquemment « Vivement qu’on reprenne en présentiel ». Ou aussi « Je travaille mieux de chez moi, je n’ai pas envie de retourner au bureau ».
Spring roses sprung in my face as I was walking a couple of days ago, as a metaphor for change in a team.
Flower are like Early Leapers Buds are like Bridge Holders Thorns are like Tradition Holders
Alors que je marchais récemment, un magnifique rosier m’a inspiré cette métaphore sur le changement en équipe.
Les fleurs comme les Spontanés Les boutons comme les Connecteurs Les épines comme les Garants de la tradition
Early leapers are at ease with change, and as blossomed roses, they have already undergone a change process. It happened earlier and quicker than the other membres of the team.
Bridge builders, like buds, are on their way to change, bridging plant and blossomed flower, during the life time of the rose bush. They are making round trips from past situation to future situation.
Tradition holders are protectors to the bush, they check wether change is good or bad to the team, they question, confront…
From a neuroscientist point of view, those roles are supported by
personality traits
pleasure for anticipation, or immediate pleasure
and also by triggers activated in change situations
displeasure or even aversion for unknown, or routine
As in this metaphor, those three roles toward change in a team are useful to the team. But they consider change from different points of view.
A team just like a rose bush is a living entity. Team coaching supports the team to cope with change, with their different views, speeds, assets, capacities. Like a gardener to the bush, who fertilizes, waters, tightens, props… Team coaching brings more awareness in the team, and, as a consequence, a better capacity ton onboard.
If you think of a change situation you are experiencing, what roles are you endorsing ? When, Why ? What roles are you noticing in your team ? What do you need to help this rose bush to thrive ?
Les Spontanés sont à l’aise avec le changement, et tout comme les roses fleuries, ils ont déjà traversé le changement. Il s’est déroulé plus tôt et plus vite que les autres membres de l’équipe.
Les Connecteurs, comme les boutons, sont en évolution vers le changement, ils relient la plante et les fleurs épanouies, pendant le durée de la floraison. Ils font des allers-retours de la situation passée vers la situation future.
Les Garants de la tradition sont les protecteurs du rosier, ils vérifient si le changement est bon ou mauvais pour l’équipe, ils questionnent, confrontent…
D’un point de vue neuroscientifique, ces rôles sont alimentés par :
les traits de personnalité, tel que le plaisir pour l’anticipation ou pour l’immédiateté
et aussi par les déclencheurs, activés dans les situations de changement, tels que le déplaisir voire l’aversion pour l’inconnu, ou la routine
Dans cette métaphore, ces trois rôles face au changement sont utiles à l’équipe. Ils considèrent le changement de différents points de vue. Et amènent des ressources différentes à l’équipe.
Et, tout comme un rosier, une équipe est un organisme vivant. Le coaching d’équipe, soutient l’équipe dans son changement, avec les différents points de vue, vitesses, atouts, capacités. Tout comme un jardinier, qui fertilise, arrose, renforce, tuteure… Le coaching d’équipe amène ainsi plus de conscience dans l’équipe, et en conséquence, une meilleure capacité à embarquer dans le changement.
Pensez à une situation de changement que vous être en train de vivre.
Quels rôles adoptez-vous spontanément ? Quand ? Pourquoi ?
Quels rôles observez-vous dans votre équipe ?
De quoi avez-vous besoin pour aider ce rosier à prospérer ? En tant que manager ? En tant qu’équipe ?
Le management est un art complexe et constamment en évolution.
Et il s’apprend !
Par des formations, afin d’acquérir des outils de base, et par la réflexion sur la pratique et l’élaboration de nouvelles stratégies ou postures, en fonction des situations réelles auxquelles le manager est confronté.
Voici quelques questions auxquelles vous trouverez vos réponses dans un espace de travail avec Agnès Grisard.
« La perfection c’est faire du mieux que je peux au moment où je le fais. » – Aline de Petigny « Do the best you can until you know better. Then when you know better, do better. » – Maya Angelou.
Vincent Van Gogh – Scène de rue à Montmartre – Crédit photo AGrisard
Quel que soit l’individu, une situation où les moyens pour répondre à une exigence ne sont pas disponibles, est génératrice de stress.
Que faites-vous lorsque vous constatez qu’on exige de vous plus que ce dont vous avez les moyens ? Autrement dit, lorsque vous avez des responsabilités qui excèdent vos ressources ou votre pouvoir d’action ?
Pour retrouver son calme, ou inverser la pyramide, qui passe alors d’un équilibre instable à un équilibre stable, la méthode smart est précieuse.
Dans la relation à soi ou à l’autre, la question de l’exigence est souvent en jeu. La méthode SMART permet à l’individu de se donner les moyens de répondre aux attentes, qu’elles soient vis à vis de soi-même ou d’une source extérieure, ou encore de transformer une exigence en un objectif avec des éléments concrets et réalisables.
SMART
S is for specific, soit spécifique ou encore précis
M is for measurable, soit mesurable, quantifiable
A is for attainable, soit accessible
R is for relevant, soit réaliste
T is for time-bound, soit relié au temps
Exemple
Une personne en charge de la direction d’une d’entreprise -ou d’une Business Unit- se sent sous pression, face à la multitude d’urgences à gérer. Le déficit de temps face aux flux des urgences sans cesse renouvelé est une source de stress intense en sans fin. S’y ajoute le manque de temps pour piloter l’entreprise qui génère de l’insatisfaction et l’éloignement du sens dans la fonction de direction.
S : je me réserve du temps en priorité à toutes les autres tâches M : ce temps est mesurable en heures, et a postériori je vois si je l’ai effectivement réalisé A : je peux disposer de mon temps en autonomie R : je réserve quelques heures par semaine T : mon temps de « cabine de pilotage » est dans l’agenda, toutes les semaines
Effets secondaires positifs : ce rendez-vous avec soi devient indispensable, le cerveau focalise plus rapidement, grâce à la ritualisation du moment dans la semaine. Les urgences sont gérée avec plus de hauteur. Le stress diminue et la capacité de concentration et de prise de décision augmentent.
No matter the individual, a situation where the means to meet a requirement are unavailable generates stress.
What do you do when you realize that more is being demanded of you than what you have the means to handle? In other words, when your responsibilities exceed your resources or your ability to act?
To come back to calm or to reverse the pyramid—shifting from an unstable to a stable balance—the SMART method is invaluable.
In our relationship with ourselves or others, the issue of demands often comes into play. The SMART method allows individuals to offer themselves means to meet expectations, whether self-imposed or coming from an external source. It also helps transform a demand into a goal with concrete and achievable elements.
SMART Method:
1. S is for Specific – clear and precise. 2. M is for Measurable – quantifiable. 3. A is for Attainable – realistic and achievable. 4. R is for Relevant – meaningful and realistic. 5. T is for Time-bound – linked to a deadline.
Example
A person in charge of running a company—or a Business Unit—feels under pressure due to the constant stream of urgent matters to handle. The lack of time to keep up with these ever-renewing urgencies creates intense and endless stress. On top of that, the inability to dedicate time to steering the business leads to frustration and a disconnect from the deeper purpose of leadership.
Applying the SMART Method:
S (Specific): I prioritize setting aside time before any other tasks. M (Measurable): This time is tracked in hours, and I can later assess whether I actually followed through. A (Attainable): I have the autonomy to manage my own time. R (Relevant): I reserve a few hours per week. T (Time-bound): My “cockpit time” is scheduled in my calendar every week.
Positive Side Effects:
This self-appointment becomes essential, helping the brain focus more quickly due to the ritualization of the practice. Urgent matters are handled with greater perspective, stress decreases, and both concentration and decision-making ability improve.
Cette (in)capacité à dire non revient fréquemment et a des impacts sur les relations à soi et aux autres, avec par exemple des manifestations sur le développement de carrière, l’équilibre vie privée vie professionnelle.
Que vous les perceviez comme des éléphants dans la pièce ou comme des gaz invisibles et pourtant bien présents, ces éléments ont un impact. Impact individuel, impact collectif.
Au regard de mes conversations de coaching, je constate que cet impact comporte un point commun : nous faire réagir, de manière instinctive. Chacun à notre manière. Cette réaction, naturel élan de survie, n’est pourtant pas la plus efficace, ni la plus adaptative, dans des situations complexes.
Alors comment nous (re)mettre en mouvement ? Sortir de cette ornière où la pandémie nous pousse insidieusement ? Comment nous (re)connecter à notre créativité, afin de trouver des stratégies d’adaptation face à tous ces éléments que nous vivons, afin de vivre sans subir ? Afin de vivre plutôt que de sur-vivre ?
Les « boutons rouges » sont les intolérances qui nous déclenchentémotionnellement, à chaque fois que quelqu’un appuie dessus ou une situation nous y confronte.
Ces réactivités sont à l’origine de bien des conflits dans les équipes.
The « red buttons » are the intolerances that trigger us emotionally, every time someone presses them or a situation confronts us.
These reactivities are at the root of many conflicts in teams.
Leur effet est de nous faire sur-réagir à la situation, ce dont nous sommes peu conscients au moment où cela est déclenché, et que nous pouvons observer par analyse réflexive, après coup. Leur déclenchement nous fait basculer en mode instinctif, où nous réagissons en défense, sur un mode très automatique et rarement adapté à la situation.
Par exemple, une équipe en conflit, découvre lors d’un coaching que le conflit est alimenté par des intolérances individuelles : ne pas être reconnu·e comme à la hauteur, recevoir des ordres, rendre un rapport incomplet ou imparfait, être impuissant·e à calmer deux collègues…
Pour développer notre Leadership Complexe, il est utile de les connaitre, et d’apprendre à les gérer, d’abord pour soi, puis dans la relation.
Connaissez-vous vos boutons rouges ?
Quelles stratégies avez-vous déjà mises en place pour les gérer ?
De quoi d’autre avez-vous besoin ?
Qu’est-ce qui émerge de cette réflexion ?
Their effect is to make us overreact to the situation, which we are little aware of at the time it is triggered, and which we can observe by reflexive analysis, after the fact. Their triggering makes us switch to instinctive mode, where we react in defense, in a very automatic mode and rarely adapted to the situation.
For example, a team in conflict, discovers during a coaching that the conflict is fueled by individual intolerances: not being recognized as up to the task, receiving orders, making a report incomplete or imperfect, being powerless to calm two colleagues…
To develop our Complex Leadership, it is useful to know them, and to learn to manage them, first for oneself, then in the relationship.
Do you know your red buttons?
What strategies do you already have in place to manage them?