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On entend fréquemment parler de l’affirmation de soi, dans un contexte professionnel ou encore dans un contexte personnel.
Mais que recouvre cet intitulé ? Et comment s’affirmer individuellement, dans un fonctionnement collectif, en étant dans un juste équilibre entre le point de vue individuel et le point de vue collectif ?
We often hear about assertiveness, in a professional context or in a personal context.
But what does this title cover? And how to assert oneself individually, in a collective functioning, being in a fair balance between the individual point of view and the collective point of view?

Partons du cœur de l’affirmation de soi : l’individu.
L’affirmation de soi peut également être appelée l’assertivité. C’est une posture dans laquelle on prend position, face à un groupe, face à un système. Dans cette posture, on n’est ni dans l’agressivité, ni dans la fuite, ni dans la manipulation.
Prenons un exemple
Vous assistez à une réunion qui démarre en retard. Cela ne vous convient pas parce que vous avez énormément de dossiers à traiter et pas de temps à perdre. Si vous adoptez une posture d’agressivité, vous pourriez par exemple, souffler, soupirer, regarder ostensiblement votre montre, reprocher vivement son retard à l’organisateur de la réunion. Si vous adoptez une posture de manipulation, vous pouvez clamer tout haut « Oui habituellement avec untel les réunions sont en retard… » Si vous adoptez une posture de fuite, vous ne dites rien, vous assistez à la réunion et vous faites autre chose pendant la réunion, comme consulter vos e-mails ou traiter vos dossiers sur votre ordinateur ou votre Smartphone.
Quelle serait alors une réaction assertive ?
Cela pourrait être de dire simplement que le retard de la réunion vous contrarie, car vous avez d’autres sujets importants à traiter. Vous pouvez également proposer une solution qui serait bonne pour vous, ainsi que pour les autres.
Qu’est-ce qui fait que parfois il est difficile de s’affirmer ?
Les paramètres sont multiples. Il y a tout d’abord des paramètres éducatifs, culturels mais également des paramètres qui sont plus liés à l’instant, comme le niveau de sérénité ou de stress dans lequel vous vous trouvez. L’ambiance du groupe dans lequel vous êtes est également un paramètre qui va faire varier votre affirmation spontanée.
Le côté culturel ou éducatif nous fait intégrer un certain nombre de valeurs. Si pendant toute votre enfance vous avez appris qu’être en retard n’était pas du tout autorisé, vous risquez d’être très réactif dans la situation d’une réunion qui démarre en retard. Si au contraire vous avez appris à gérer les aléas, vous aurez d’emblée une posture beaucoup plus souple.
En plus de la question de vos valeurs, qui sont personnelles, l’état émotionnel dans lequel vous êtes, au démarrage de la réunion, a également une incidence. Si vous arrivez dans un état détendu, il y a plus de chance qu’un retard de réunion ne vous affecte pas ou peu. Si vous arrivez dans un état stressé, notamment par des questions de délai sur vos autres sujets, le retard de la réunion à de fortes chances de vous contrarier.
Enfin, dans un groupe avec des « fortes personnalités » il peut être plus difficile de s’affirmer.
Alors comment faire, pour améliorer son assertivité ou son affirmation de soi ?
Notons que, culturellement, les femmes sont plus souvent incitées à prendre soin des autres, donc à faire passer leurs besoins après celui de leur entourage. L’affirmation de soi, voire le syndrome de l’impostrice, est donc plus fréquemment un sujet de développement personnel.
La toute première étape de l’assertivité est de prendre conscience de ce qui se joue pour soi et pour le groupe : des valeurs qui peuvent être atteintes, l’état émotionnel qui peut être chahuté, une composition de groupe particulière. En somme, faire le point sur sa boussole interne. Puis, dans un deuxième temps, exprimer de façon calme et posée ce que l’on souhaite réellement. Par exemple, en utilisant des tournures de phrases telles que : Il est important pour moi de…, J’ai besoin de…, Je voudrais…, Etc.
Comment progresser ?
Commencez par identifier les sujets qui vous font habituellement réagir. Essayez de comprendre ce qui est touché chez vous. Et, chaque jour, entraînez-vous à essayer de dépasser cette posture automatique, afin de développer une autre posture plus adaptative, qui vous aidera à être plus confortable dans vos interactions en groupe et à déployer votre leadership, avoir plus d’impact, moins subir les situations tout en prenant les autres en compte.
Let’s start from the heart of self-affirmation: the individual
Assertiveness can also be called assertiveness. It is a posture in which we take a position, in front of a group, in front of a system. In this posture, we are neither in aggressiveness, nor in flight, nor in manipulation.
Let’s take an example
You are attending a meeting that starts late. This does not suit you because you have a lot of files to deal with and no time to waste. If you adopt a posture of aggressiveness, you could, for example, blow, sigh, ostensibly look at your watch, strongly reproach the organizer of the meeting for its delay. If you adopt a manipulative posture, you can proclaim out loud « Yes usually with such and such meetings are late…If you adopt a flight posture, you don’t say anything, you attend the meeting and you do something else during the meeting, such as checking your emails or processing your files on your computer or smartphone.
What would then be an assertive reaction?
It could be to simply say that the delay of the meeting upsets you, because you have other important topics to deal with. You can also come up with a solution that would be good for you and others.
What makes it sometimes difficult to assert oneself?
There are many parameters. First of all, there are educational and cultural parameters but also parameters that are more related to the moment, such as the level of serenity or stress in which you find yourself. The atmosphere of the group in which you are is also a parameter that will vary your spontaneous affirmation.
The cultural or educational side makes us integrate a number of values. If throughout your childhood you learned that being late was not allowed at all, you may be very responsive in the situation of a meeting that starts late. If, on the contrary, you have learned to manage hazards, you will immediately have a much more flexible posture.
In addition to the question of your values, which are personal, the emotional state in which you are, at the start of the meeting, also has an impact. If you arrive in a relaxed state, there is more chance that a meeting delay will not affect you or little. If you arrive in a stressed state, especially by questions of deadline on your other topics, the delay of the meeting is likely to upset you.
Finally, in a group with « strong personalities » it can be more difficult to assert oneself.
So how to improve your assertiveness?
It should be noted that, culturally, women are more often encouraged to take care of others, and therefore to put their needs after those of those around them. Assertiveness, or even fraud syndrome more frequently a subject of personal development.
The very first step of assertiveness is to become aware of what is at stake for oneself and for the group: the values that can be achieved, the emotional state that can be heckled, a particular group composition. In short, take stock of its internal compass. Then, in a second step, express in a calm and calm way what we really want. For example, using turns of phrase such as: It is important for me to…, I need…, I would like…, etc.
How to train?
Start by identifying the situations that typically trigger a reaction in you. Try to understand what is being affected on a personal level.
Then, each day, practice moving beyond your automatic response. Work on developing a more adaptive stance—one that helps you feel more at ease in group interactions, strengthen your leadership, increase your impact, and navigate situations with more confidence while still considering others.